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Musique classique

ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ AU FIL DU RHIN - FR

Le premier romantisme, appelé Frühromantik, naît en Allemagne, inspiré par les légendes ancestrales, les ruines médiévales ou les forêts obscures. Les compositeurs allemands du XIXe siècle vont ainsi porter les rêves et les désillusions de leur temps, et traduire en musique cette recherche d’évasion

Avec Spohr, Beethoven et Mendelssohn, (re)découvrez la douceur et la vivacité des débuts du romantisme allemand. La Grotte de Fingal initialement appelée L’Île solitaire évoque l’Écosse, la mélancolie de ses paysages mais aussi les mystères et la force de la nature. Cette œuvre est considérée comme le premier grand tableau marin de la musique romantique.

Audacieux, Spohr ne craint pas de confronter l’intimité d’un quatuor à cordes à la force de l’orchestre. Injustement méconnu aujourd’hui, alors que sa renommée n’avait rien à envier  à celle de Beethoven, à leur époque, il n’a certainement pu que reconnaître le génie de son contemporain à l’écoute du fameux Allegretto de la Symphonie n°7, intense et pathétique.

Programme :

Félix Mendelssohn Bartholdy Les Hébrides, la Grotte de Fingal, ouverture op.26

Louis Spohr Concerto pour quatuor à cordes op.131

  1. Allegro moderato
  2. Attacca, Adagio

III. Attacca, Rondo. Allegretto

Enjott Schneider Le Plus grand MiracleHommage à Richard Wagner pour orchestre à cordes et bande                                         

Œuvre mystère

Entracte

Ludwig van Beethoven Symphonie n° 7, op.92

  1. Poco sostenuto. Vivace 
    II. 
    Allegretto
    III. 
    Presto 
    IV. 
    Allegro con brio

Les premières notes des Hébrides de Mendelssohn sont de celles que l’on n’oublie pas : ondoyantes, lumineuses, elles peignent le mouvement incessant des vagues s’abattant sur la Grotte de Fingal… un des autres noms de cette ouverture. Nées des pérégrinations du compositeur en Angleterre, en Ecosse et en Italie, les Hébrides incarnent peut-être mieux qu’aucune autre l’idée ô combien romantique du pèlerinage artistique, et du voyage intérieur.

À l’univers de Mendelssohn répond la générosité du Concerto pour quatuor à cordes de Spohr composé au cœur du XIXe siècle. L’œuvre s’attelle à un défi de taille : concilier, semble-t-il pour la première fois de l’histoire de la musique, la virtuosité du concerto et le lyrisme intime du quatuor à cordes. D’une facture classique — Allegro moderato, Adagio, Rondo — la pièce témoigne d’une profonde maîtrise de l’écriture pour cordes. Est-il besoin d’évoquer les rares paroles qui nous sont parvenues à son égard, et qui expliquent grandement la désaffection pour sa musique ? Si les termes de Schumann sont cinglants — « Spohr est un mollusque, mais un noble mollusque ! » —, la parenté est frappante entre son propre Concerto pour violoncelle et le Concerto pour quatuor à cordes de Spohr… composée quelques années plus tard, l’œuvre de Schumann est également écrite en la mineur ; que dire, enfin, de son thème initial, qui présente de troublantes analogies avec le thème de l’adagio de Spohr ?

Enjott Schneider propose également avec Le plus grand Miracle (hommage à Richard Wagner) une configuration originale pour quatuor à cordes. L’œuvre composée en 2013, tout en recourant à des bandes préalablement enregistrées, témoigne d’une affection profonde pour le maître de l’opéra allemand. Parcourue, tout au long de ses trois mouvements, par des leitmotivs directement issus de Parsifal, elle se veut, selon le compositeur lui-même, véritable « laboratoire musical ».

Enfin, Beethoven, dont la Symphonie n° 7, achevée en 1812, rompt avec l’esthétique de son aînée, la Symphonie Pastorale, créée quatre ans plus tôt. Loin de toute relation de programme — l’œuvre se « suffit à elle-même », et ne cherche pas à construire de narration particulière —, elle constitue un des sommets expressifs du compositeur. La symphonie est souvent abordée à la lumière de la relation épistolaire entre Beethoven et Maelzel, l’inventeur du métronome, tant l’énergie rythmique jaillit de chacun de ses quatre mouvements. Chaque mouvement s’avère marqué par un geste dynamique particulier : danses endiablées du vivace initial, du presto (III), exultation de l’allegro con brio final ou encore rythme inlassable du tendre allegretto.

Aurore Flamion

 

JEAN-FRANÇOIS VERDIER - Directeur artistique et musical de l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté

Super-soliste de l’Opéra de Paris, il est considéré comme l’un des meilleurs clarinettistes européens, lauréat des concours internationaux de Tokyo, Vienne, Anvers, Colmar, Lugano, et joue sous la direction de Bernstein, Ozawa, Muti, Gergiev, Salonen, Boulez, Jordan, Dohnanyi, Dudamel, Nelsons... Il est notamment invité par le Concertgebouw d’Amsterdam et enseigne au CNSM de Paris.

Prix Bruno Walter du Concours international de direction d’orchestre de Lugano en 2001, c’est avec les conseils d’Armin Jordan et Kent Nagano qu’il débute un parcours de chef d’orchestre rapidement salué par la critique.

Chef résident de l’Orchestre national de Lyon (2008-10), il est directeur artistique de l’Orchestre Victor Hugo depuis 2010. Avec cet orchestre, il enregistre plusieurs disques primés par la critique internationale.

Il est sollicité par les grandes scènes lyriques et symphoniques : Opéra national de Paris (Bastille et Garnier), Madrid, Montréal, Munich, Lausanne, Luxembourg, Berne, Biel, Bruxelles, Mexico, Salerne, Tokyo, Nagoya, Vienne, Bolchoï de Moscou...

Il est aussi l’invité des orchestres et opéras nationaux français : Capitole de Toulouse, Lyon, Montpellier, Metz, Bordeaux, Ile-de-France, Nantes, Ensemble orchestral de Paris... Il collabore avec Susan Graham, Rolando Villazon, Ludovic Tézier, Karine Deshayes, Isabelle Faust, Anne Queffélec, Sergei Nakariakov, Nemanja Radulovic... avec les chorégraphes Anna Teresa de Keermaeker, Jose Martinez... Il est aussi jury de concours internationaux, notamment en compagnie de Leonard Slatkin, Dennis Russel Davies ou Jorma Panula.

Il compose des contes musicaux : une suite pour Pierre et le loupLe Canard est toujours vivant !(texte de Bernard Friot, avec Jacques Gamblin, Milan) ; Anna, Léo et le gros ours de l’armoire (Actes sud) joué à la Philharmonie de Paris (tous deux Coup de Coeur de l’Académie Charles Cros) ; Nuage Rouge(texte de Vincent Cuvellier) joué à la Folle Journée de Nantes. Il écrit actuellement un mini-opéra pour enfants pour le Capitole de Toulouse (création en juin 2019).

Jean-François Verdier est Chevalier des Arts et des Lettres.

 

MARC HAJJAR - Chef d’orchestre

Demi?finaliste du Concours de jeunes chefs d’orchestre de Besançon en 2015, Marc Hajjar se distingue par un double parcours atypique, à la fois scientifique et musical.

Centralien de formation, diplômé en 2006 et titulaire de son prix de violon, il continue une intense pratique orchestrale en dehors de son activité d’ingénieur. Son intérêt pour la direction s’affirmant, il travaille  avec Jean?Sébastien  Béreau  à  Lille.  Il  est  accepté  à  l’Académie  Järvi  en  2013, à la Royal Academy of Music de Londres (RAM) dans la classe de Colin Metters et Sian Edwards puis décide de se consacrer pleinement à la direction d’orchestre.

Il reçoit également la formation de nombreux maîtres tels que Mark Elder, David Zinman, Péter Eötvös et Mathias Pintscher. A Besançon, il dirige l’Orchestre Victor Hugo Franche Comté et l’Orchestre de Bâle. Diplômé en 2015 du Master de la RAM, il poursuit ses nombreux projets comme les orchestres Place de l’Opéra et l’Ensemble Nouvelles Portées , fondés avec Victor Jacob. Ce dernier ensemble, en pleine expansion, prépare ses saisons prochaines en France et à l’étranger. A travers ces projets, Marc associe pleinement son profil d’entrepreneur expérimenté à ses ambitions artistiques.

Il continue par ailleurs d’être régulièrement l’invité de plusieurs ensembles contemporains en Europe.  Ses  collaborations  en  2017  l’ont  amené  à  diriger  l’Orchestre Philharmonique du Liban avec Victor Julien?Laferrière en soliste, et en France lors des Festivals Musique en Ré et Classique au Vert. Il a réalisé également une tournée avec l’Orchestre de Flûtes Français et Pierre-Yves Artaud à Taiwan et en Chine et a récemment participé au Festival d’Aix en Provence.

Marc est lauréat de la fondation Bleustein?Blanchet pour la vocation. 

 

ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ

L’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté interprète un large répertoire allant de Bach au Sacre du Printemps, de Bacri à Berio, de Glass à Léopold Mozart, de Mahler à Debussy, du jazz-rock au romantisme. Il n’hésite pas à programmer des concertos pour marimba, glass harmonica ou même cor des alpes et propose des créations innovantes, avec les écrivains Bernard Friot et Vincent Cuvellier, le peintre Charles Belle, les jazzmen Andy Emler, Erik Truffaz, David Linx, la chorégraphe Nathalie Pernette, les chanteurs Hubert-Felix Thiéfaine ou John Southworth...

Depuis 2010, Jean-François Verdier, directeur artistique et musical de l’Orchestre, choisit au fil des saisons le meilleur des solistes et chefs pour accompagner cette aventure musicale. Des artistes français qui parcourent le monde : Ludovic Tézier, François Leleux, Anne Queffélec, Karine Deshayes, Emmanuel Rossferder, Isabelle Druet... de jeunes femmes chefs d’orchestre : Sofi Jeannin, Debora Waldman, Alexandra Cravero, Elizabeth Askren... des spécialistes renommés d’un répertoire : Sigiswald Kuijken, Reinhardt Goebel, Timothy Brock, Juan Jose Mosalini, Awek Blues… et le top niveau des jeunes solistes : Sergei Nakariakov, Isabelle Faust, Alexei Ogrintchouk, Alexandra Soumm, Nemanja Radulovic, Alexandre Kantorow, Valeriy Sokolov...

L’Orchestre Victor Hugo se définit comme un collectif de musiciens au service du public et de la musique. Très impliqué dans la vie sociale de sa région, il en est aussi un ambassadeur actif, que ce soit à la Philharmonie de Paris ou à la Folle journée de Nantes. Il tend la main à tous les publics, en particulier les enfants et les adolescents, avec des projets artistiques spécialement conçus pour eux et en leur ouvrant les portes du plateau, des répétitions, en jouant dans les bibliothèques, les préaux d’écoles, les hangars d’usine... Il crée régulièrement des spectacles pour le jeune public et lance en 2018 Rendez-vous conte, la première saison participative consacrée aux contes musicaux.

L’Orchestre Victor Hugo fait partie des orchestres français les plus prolifiques en matière discographiques, avec pas moins de six publications depuis 2015 qui ont notamment été distinguées par les Choc de Classica et Jazz magazine, et le Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros.

L’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté est financé par la Ville de Besançon, la Région Bourgogne- Franche-Comté, la Ville de Montbéliard et Pays de Montbéliard Agglomération dans le cadre d’un syndicat mixte. Il reçoit le soutien du Ministère de la culture et de la communication (DRAC Bourgogne-Franche-Comté).

L’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté est formation associée à MA scène nationale, Pays de Montbéliard.

Distribution

Quatuor Zaïde
Charlotte Maclet : premier violon
Leslie Boulin Raulet : deuxième violon
Sarah Chenaf : alto
Juliette Salmona : violoncelle
Jean-François Verdier : direction
Marc Hajjar : direction

 

Orchestre Victor Hugo Franche-Comté

Violons 1
Szuhwa Wu, Aya Murakami, Emmanuel Ory, Caroline Sampaix, Clémentine Benoit, Sandrine Mazzucco, Camille Coullet, Olga Hunzinger, Célia Ballester, Aurore Moutomé

Violons 2
Thierry Juffard, Alexis Gomez, Caroline Lamboley, Marjolaine Bonvalot, Anna Simerey, Beng Bakalli, Louise Couturier, Isabelle Chabrier, Jérémie Visseaux

Altos
Dominique Miton, Françoise Temperman, Kahina Zaimen, Clément Verdier, Frédérique Rogez, Sabrina Chauris

Violoncelles
Sophie Paul Magnien, Georges Denoix, Sébastien Robert, Emmanuelle Miton, Rachel Gleize

Contrebasses
Emilie Legrand, Baptiste Masson, Herng Yu Pan, Bastien Roger, François Iltis

Flûtes
Agnès Violet, Pierre-Jean Yème

Hautbois
Fabrice Ferez, Hervé Laurent

Clarinettes
Amaury Viduvier, Christian Georgy

Bassons
Benoit Tainturier, Michel Bochet,

Cors
Sylvain Guillon, Mathieu Anguenot

Trompettes
Pierre Kumor, Florent Sauvageot

Trombones
Mathieu Naegelen, Cédric Martinez, Philippe Garcia

Timbales/Percussions
Philippe Cornus

Avec le soutien de Musique Nouvelle en liberté
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Crédits & mentions

L’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté est financé par la Ville de Besançon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la Ville de Montbéliard et Pays de Montbéliard Agglomération dans le cadre d’un syndicat mixte. Il reçoit le soutien du ministère de la Culture (DRAC Bourgogne-Franche-Comté) |  © Michel Nguyen

TARIF B (PLEIN : 21 € - TARIF DÉCOUVERTE : 11 €)
Durée : 2h

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