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Edito

Quel édito pour une brochure si riche en propositions et en symboles ? Je me suis d’abord plié à l’exercice des 4000-mots-espaces-compris. Et puis à la relecture, j’ai senti qu’il manquait à ces phrases de la passion et de l’urgence, de celles qui nous animent quand il s’agit de composer une programmation, choisir ses couleurs, trouver sa cadence et ses équilibres, d’évoquer les artistes et leurs créations, de celles qui nous meuvent et font vibrer les théâtres. J’ai mis de côté courriers et dossiers pour relire mes carnets. J’y ai déniché des notes sur Wim Wenders, européen militant né en Allemagne en 1945, brisant dès ses premiers films les conventions narratives cinématographiques pour inventer sa propre écriture, captivé par les lieux chargés d’histoire et auteur d’un film inédit en 3D sur Pina Bausch. De cette immersion dans l’univers du cinéaste, j’ai retrouvé l’esprit qui nous a animé les douze derniers mois pour nous projeter vers un futur unique dont la nouvelle saison trace les premières lignes de force et d’intensité et invite à la mobilité :

Sans rêves, pas de courage ; sans courage, pas d’acte.

Nous sommes embarqués*.

Yannick Marzin
Directeur unique du Granit, scène nationale de Belfort, et de MA scène nationale - Pays de Montbéliard

 

* Phrase prononcée en français sur le plan final du film de Wim Wenders, Der Himmel über Berlin
(Les Ailes du Désir)
, pendant que s’affiche à l’écran un Fortsetzung folgt (À suivre) plein de promesses